En fruits et légumes frais : Trouver des solutions sans plastique
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Auteur : COISNE Marion
Revue : BIOFIL ( ), N° 141 | p. 23-24
Editeur : EDITIONS FITAMANT
Le loi Agec du 10 février 2020 (n°2020-105 – article 77) interdit, sauf dérogations, de vendre des fruits et légumes frais non transformés dans des conditionnements plastiques de moins de 1,5 kg. Cette loi a de forts impacts sur les fruits et légumes bio vendus en GMS, car beaucoup d’entre eux sont emballés (selon le projet Analyse de l’offre du CTIFL, 87,8 % des fruits bio sont préemballés dans les supermarchés de 400 à 2 500 m2). Les emballages issus de la pétrochimie sont donc bannis, tout comme les matériaux biosourcés modifiés chimiquement (ex : l’amidon de maïs modifié chimiquement). Les papiers ajourés, les papiers associés avec des fibres en cellulose, les barquettes en bois thermocollé ou agrafé, les cartons ajourés, etc. sont en revanche conformes à cette nouvelle réglementation. Pour évaluer les performances de différents emballages, le CTIFL a fait des essais de 2019 à 2021 sur des fraises vendues en barquette. La barquette ouverte (barquette seule) entraîne des pertes par déshydratation, mais peu de pourriture. La barquette recouverte d’un film plastique entraine l’effet inverse : peu de perte de poids par déshydratation, mais plus de pourriture. Entre les deux, les différents matériaux biosourcés s’échelonnent, avec des performances différentes selon si l’on regarde la perte de poids ou la pourriture des fraises. Le bois peut entraîner plus de meurtrissures, car il est abrasif.