les brèves d'abiodoc

La FNAB demande une stratégie nationale pour la viticulture bio


Plus de 20% du vignoble français est en bio, la profession viticole à elle seule représente un cinquième de l’ensemble des fermes bio françaises. Pourtant, l’accélération des dérèglements climatiques met en danger la pérennité de ces vignobles. En 2024, les conditions climatiques extrêmes – gel, grêle, pluies abondantes et continues – ont favorisé la prolifération du mildiou, une maladie dévastatrice pour la vigne, notamment en bio où les moyens de lutte sanitaire sont très limités.

Pour la FNAB, les pouvoirs publics doivent lancer un plan global d’adaptation de la vigne bio aux enjeux du réchauffement climatique. Ses demandes :

  • Des aides ponctuelles et adaptées pour accompagner les exploitations lors d’années exceptionnelles comme 2024 ;
  • Améliorer la connaissance du marché viticole par la distinction des volumes issus de l’agriculture biologique dans les déclarations de récolte dans toutes les appellations ;
  • Une réflexion avec les assureurs pour prendre en considérations les dégâts de mildiou dans les assurances multirisques climatiques et le régime des calamités agricoles en intégrant un barème d’indemnisation “agriculture biologique” ;
  • Travailler avec les interprofessions pour identifier les outils de régulation du marché qui permettraient de venir en soutien des années climatiques exceptionnelles.

En parallèle de ces outils de gestion de crise, la filière viticole biologique doit être accompagnée techniquement dans l’adaptation au changement climatique et sur le développement de solutions préventives et curatives face au mildiou.

Date : 19 décembre 2024
Source(s) : https://www.fnab.org/